retour à l'accueil
  historique politique du livre actualité coups de coeur  
  livre_electronique commandes liens plan d'accès contact  
retour à l'accueil
 

romans polars essais beaux livres BD jeunesse

 

 

Judith Schalansky
Atlas des îles abandonnées

Ed. Arthaud, 140 pages,
fr. 43.30

« Le paradis est une île, l’enfer aussi » nous dit d’entrée l’auteure. Amateurs exclusifs d’ouvrages scientifiques, passez votre chemin. Cet ouvrage n’a aucune prétention ni d’exhaustivité, ni de précision épistémologique. Jeune femme de trente ans, Judith Schalansky n’est sans doute allée sur aucune de ces îles, ou si peu. S’il s’agit ici bien d’une géographie ancrée dans le réel, puisque chacune des ces îles existe vraiment, et s’il n’y a aucun doute que les anecdotes, récits, évocations de chaque île ont toutes des sources sérieuses et réelles, ce voyage par cartes interposées est bien une errance poétique, l’esquisse d’une dérive étrange et subjective.
Les cartes sont à la fois précises et floues, elles évoquent plutôt qu’elles ne décrivent, autant de silhouettes surprenantes d’îles singulières qui ressemblent parfois à des organismes, aux formes évocatrices et troublantes. Avec en vignette à côté de chacune d’entre elles, un hémisphère terrestre dont l’île en question est le centre, ou le nombril !


ARCHIVES


A cerclé,
histoire véridique d'un symbole

Ed. Alternatives, fr. 38.50

En mots et en images, la véritable histoire - inédite - d'un des symboles graphiques les plus connus au monde. Né à Paris en 1964 au sein du mouvement des Jeunes Libertaires, le (...) grandit à Milan à partir de 1966 dans les milieux anarchistes, avant de prendre son essor et de connaître un succès quasi planétaire. Adopté par la culture punk, récupéré par les milieux de la mode et de la publicité, il reste par excellence l'image de la révolte face à l'ordre établi.
Pour raconter cette saga étonnante, des écrivains, artistes, musiciens, sémiologues, historiens... ont accepté de prendre la plume et d'exprimer leur point de vue "professionnel" ou personnel sur ce sigle emblématique. Des propos en kaléidoscope illustrés par de nombreuses images en provenance du monde entier qui montrent combien le (...) continue sa vie créative et mouvementée.

Roland Barthes
Mythologies
Edition établie par Jacqueline Guittard

Ed. du Seuil, 252 pages,
fr. 70.-

Cette version illustrée des Mythologies raconte presque autant l'histoire du livre que de son contenu. Dans un souci d'extrême fidélité au contexte des chroniques, Jacqueline Guittard a recherché l'image qu'avait Barthes sous les yeux pour les écrire. Cela nous propulse souvent au cour des années 50, mais nous parle aussi de nous, d'aujourd'hui. Quel regard porterait Barthes sur notre société actuelle ? Quels sont les mythes qui régissent notre vie quotidienne, 50 ans plus tard ?
Parfois éclairantes, parfois datant irrémédiablement le propos, le résultat en est fort, drôle, presque ludique.

Hilaire Dumoulin/Amédée Zryd/
Nicolas Crispini
Glaciers :
passé présent du Rhône au Mont-Blanc

Ed. Slatkine, 300 pages,
fr. 79.-

Qui n'est jamais resté en contemplation devant le spectacle fascinant d'un glacier ? Ce livre passionnant nous donne l'occasion de visiter de façon approfondie une cinquantaine de glaciers des Alpes - du Rhône au Mont-Blanc.
À travers la comparaison systématique entre documents photographiques du milieu du xixe siècle et images prises par Hilaire Dumoulin ces dernières années dans les mêmes lieux, l'ouvrage illustre la spectaculaire évolution des glaciers.
Le glaciologue Amédée Zryd nous rappelle les fluctuations des glaciers, reculs et avancées se succédant sur de très longues périodes, provocant ainsi des réaménagements géographiques et humains de régions entières de montagne. Mais impossible toutefois de se voiler la face sur la stupéfiante rapidité du recul qui a marqué les vingt dernières années : l'impact de l'homme sur le climat a clairement amplifié et accéléré le mouvement en cours.
Accompagné de nombreux extraits de textes littéraires ou historiques, l'ouvrage nous hypnotise peu à peu, et nous plongeons fascinés dans le monde grandiose des glaciers alpins.

Lindsay Porter
Assassinat :
une histoire du meurtre politique

Ed. Actes Sud, 191 pages,
fr. 52.-

De César à JF Kennedy, les assassinats ont le pouvoir de choquer et faire blêmir. Ces morts brutales ont été des moments marquants de l'histoire depuis des siècles et ont inspiré des écrivains, historiens et réalisateurs. Les assassinats de leaders politiques ont souvent été un moyen pour l'homme d'obtenir le pouvoir, mais ont-ils vraiment changé le cours de l'histoire ? L'historienne américaine Lindsay Porter veut répondre à cette question et s'interroge sur les différentes façons d'utiliser un meurtre comme instrument politique.
Ce panorama des assassinats à travers l'histoire, grand travail d'exactitude, illustré de dessins, photos, peintures et documents d'archives, analyse le rôle qu'ils ont joué dans l'imaginaire collectif et artistique.

Né dans la rue : graffiti

Ed. Fondation Cartier pour l'art contemporain,
236 pages, fr. 69.50

Ce livre est le miroir de l'exposition de cet automne de la Fondation Cartier à Paris. Fait intéressant, à côté de l'achevé d'imprimer il y a une petite note : « Ce livre présente le graffiti et le street art en tant que forme d'expression artistique, il ne constitue pas une incitation à la dégradation ni au vandalisme. »
L'ambiguïté d'une telle exposition est évidente, mais c'est aussi sa force. Nées à New York en 1970, ces pratiques ont beaucoup évolué dans la perception que l'on a d'elles. Mouvement artistique, acte de rébellion, vandalisme ? Il en résulte en tout cas une véritable vitalité, une forme d'intervention sur des milieux urbains souvent violents, une façon d'être en prise directe avec son espace.
Et pour ceux que le mur inspire, jetez un coup d'oil à "Walls" (Ed. Tornade, fr. 25.-) et exprimez-vous !

Dominique de Rivaz
Sans début ni fin : le chemin du mur de Berlin

Rivaz

Ed. Noir sur Blanc,
288 pages, fr. 58.-

Impossible de l'oublier : le mur de Berlin est tombé il y a vingt ans. Mais que reste-t-il aujourd'hui de ce symbole du rideau de fer ? Entre fascination et attachement à ses restes épars, comment se situer face à cet espace emblématique ?
« Il y a une sorte de curiosité morbide pour le Mur chez l'être humain, mais aussi toute naturelle. Je voulais en faire le tour pour m'en libérer, mais aussi pour voir où il en était, ce qu'il en restait », dit Dominique de Rivaz.
De novembre 2006 à janvier 2007, la cinéaste suisse a parcouru à pied le « Mauerweg », tracé originel du mur de Berlin, formant un circuit de 155 kilomètres. Le résultat : une sorte de journal photographique, fort de 242 images. Ces photographies révèlent les traces du mur, évidentes ou fantomatiques, à travers la ville et la campagne du Berlin réunifié. Il y a là des allées, des gravats bien sûr, des bordures de chemins, des autoroutes parfois, des arbres beaucoup, des forêts. Ainsi le mur, vingt ans après sa chute, est à la fois absent et présent dans la ville et le regard de ses habitants.

Plonk & Replonk
Les 1000&1 lundis

Ed. Plonk & Replonk,
120 pages, fr. 39.-

Après "Les plus beaux dimanche après-midi du monde" et "La face cachée du Léman", voici le nouvel opus des humoristes chaudefonniers qui font la fierté de tant de Suisses attachés à leur incomparable patrimoine iconographique.
" Les 1000&1 lundis", c'est une fois encore une galerie cocasse, surréaliste ou franchement délirante : Douaniers Sans Frontières en mission au Pôle, envol de la fameuse Patrouille des Patates, le soldat inconnu, sa femme et ses cinq enfants, l'inventeur anonyme de la peinture sèche, le grand cimetière des nains de jardins, la base de lancement de cosmonautes suisses...
Un délice à partager avec tata Jacqueline et belle-maman, et tous les petits enfants !

Alex MacLean
Over : visions aériennes de l'american way of life

Ed. de la Découverte,
336 pages, fr. 110.60

Alex MacLean est un des spécialistes de la photographie aérienne. Pour ce livre, il a travaillé absolument seul, combinant pilotage de son petit avion, prise de vue et prise de notes pour l'identification des lieux.
Comme dans "La terre vue du ciel" de Yann Arthus Bertrand, on est souvent partagé entre l'admiration et l'effroi. Mais l'approche choisie par Alex MacLean, photographe, mais aussi urbaniste et architecte, est moins esthétisante que celle du Français. Ici, il s'agit d'une sorte de catalogue raisonné (par thèmes : eau - déchets - air - automobile, etc.) des absurdités environnementales auxquelles mène le mode de vie états-unien (qui est à de nombreux égards le nôtre).
On reste saisi par l'aspect ubuesque de certaines configurations urbaines : concentration de villas toutes identiques et rangées organiquement autour d'un cour : le centre commercial ; réseaux routiers en quadrilatères surgis dans le désert, en vue d'un hypothétique projet immobilier ; immenses immeubles construits sur d'étroites bandes de terres attaquées par la mer.
Le travail de MacLean fait saisir clairement comment ces structures définissent et conditionnent le mode de vie de cette Amérique responsable à elle seule du quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il nous invite aussi à nous interroger sur l'espace qui nous entoure et que la société humaine façonne, détruit, pervertit, et parfois restaure, jour après jour.

Fabienne Verdier
Entre ciel et terre



Ed. Albin Michel, fr. 147.50

Fabienne Verdier a suivi les enseignements d’un maître calligraphe chinois pendant dix ans : de cette période, elle dit qu’elle fut " une suite d’émerveillements, de découvertes initiatiques et de voyages ". Plus tard, elle a créé son propre univers en mêlant influences et techniques, dans un esprit résolument moderne. Elle travaille sur des toiles de grande dimension en utilisant la couleur de façon audacieuse. Dans ce superbe ouvrage, outre ses dernières fulgurances picturales, on découvre également son atelier qu’elle n’avait jusqu’alors ouvert à aucun photographe. Son travail d’artiste et son cheminement dans la vie méditative sont éclairés par des textes de Charles Juliet et des photographies de Dolorès Marat et de Naoya Hatakeyama.

Rachid Boudjedra / ill. Rachid Koraïchi
Cinq fragments de désert

Ouvrage bilingue (français/arabe)
Co-édition Actes Sud / Barzakh,
96 pages, fr. 63.80

Pour évoquer la fascination qu’il ressent face au désert, Rachid Boudjedra, grand romancier algérien, a déployé un langage poétique d’une fastueuse beauté. Il parvient à évoquer le désert non dans son aspect touristique ou photogénique, mais dans sa dimension métaphysique et fantasmagorique. Ce texte magnifique, composé en cinq volets, est illustré par un autre artiste algérien, Rachid Koraïchi. Son subtil mélange de dessins et de calligraphies entre magnifiquement en résonance avec le texte. Au surplus, une traduction du français vers l’arabe a été réalisée par Hakim Milou, poète lui-même.
Pour tous les amoureux du désert et/ou de la langue arabe.

Fabienne Waks
Desproges et des mots :
de A à Z, 200 définitions assassines

Ed. du Seuil, 136 pages, fr. 52.-

Ces 200 définitions, sélectionnées par Fabienne Waks parmi les textes et manuscrits de Desproges, (et parfois remis en situation par quelques lignes d’explications du contexte historique), sont autant d’occasions de rire, sourire, ou grincer des dents. Avec quelle jubilation et quel effroi (le politiquement correct s’est imposé depuis…) nous redécouvrons encore et toujours le talent de Desproges !
" Bedaine : Une minute sans bedaine pour tous les enfants affamés du monde entier.
Chien : Il y a sûrement plus d’humanité dans l’œil d’un chien quand il remue la queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son œil.
Giscard : Célèbre chauve creux de la seconde moitié du 16e arrondissement.
Martyre : c’est la seule manière de devenir célèbre quand on n’a pas de talent.
Printemps : Au printemps, la nature change de peau. Les verdoissiers marronnent, les marronniers verdoient, le chat-huant hue, le paon puant pue, le matou mutant mue, Bernard-Henry Lévy refait sa mise en plis. "

Elke Heidenreich / ill. Michael Sowa
Un cochon pour la vie

Ed. Sarbacane, 56 pages, fr. 17.30

On est d’emblée sous le charme de ce petit livre qui nous embarque dans un voyage de Berlin à Lugano en compagnie de la narratrice qui va, suite à une invitation de dernière minute, fêter le Réveillon chez son ex-amant. Tout le récit tourne autour d’un cochon grandeur nature en peluche rose, Erika, que la voyageuse vient d’acquérir pour l’offrir en cadeau. Erika a le pouvoir de faire changer la vie de ceux qui la croisent, les gens parlent, touchent, les doutes se dissipent. Tendresse et humour parfois caustique, de vrais petits tableaux aux tons délicats pour illustrer les ambiances : l’émotion est garantie.
Pour grands enfants et pour adultes.
Des mêmes auteurs, paru simultanément dans cette nouvelle collection :
Le chien de Noureev. Les aventures surprenantes et un rien nostalgiques d’Oblomov, le chien de Noureev, qui un jour, bien après le mort de son maître, se mit à danser…

Steve McCurry
À l’ombre des montagnes

Ed. Phaidon, 144 pages, fr. 85.90

Depuis l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques, en 1979, Steve McCurry a fait de nombreux séjours dans ce pays. Il a, dans des conditions plus ou moins difficiles, accumulé les images ; plusieurs milliers.
Ce livre magnifique en propose une sélection.
Ni photographe de guerre, ni photographe de presse, ce qui fascine McCurry, ainsi qu’il l’écrit dans son introduction, " c’était plutôt les longues et mornes périodes entre deux combats, des semaines entières, bloqué par la neige (…) Le théâtre de l’ordinaire, les accalmies de la vie trouvaient le chemin de l’objectif. "
Ainsi, il nous offre une ébauche, le portrait fragmentaire de cet Afghanistan " à la fois bucolique et chaotique. Paisible et violent. Anéanti et résistant. Extraordinairement accueillant et viscéralement inhospitalier. "
Des portraits absolument extraordinaires, des scènes de rue, des échoppes, des paysages tantôt dévastés, tantôt immuables. Le travail du photographe mêle admirablement la forme et le contenu pour en faire un tout signifiant.

Nicolas Crispini
Flumen : cours d’eau et rives du
bassin genevois

Ed. Donner à voir / Ed. Slatkine 2006, fr. 49.90

À l’heure où tant de " beaux livres " ne sont que des produits fabriqués pour complaire au public, il faut saluer des ouvrages de la qualité de Flumen, vrai livre d’auteur, aboutissement d’une véritable démarche artistique.
Parcourant rives et grèves en promeneur attentif, Nicolas Crispini a capté dans la proximité le spectacle sans cesse changeant des cours d’eau, des lits pierreux, des étangs, des arbres et des racines, le mouvement de l’eau, la vague et l’écume. Les photographies composant ce livre ont toutes été réalisées dans le bassin genevois de 2002 à 2005, et témoignent de la richesse et de la diversité de notre environnement aquatique.
Le regard de l’artiste se refuse au point de vue paysager en restant au fil de l’eau : images de milieux naturels et sauvages, à l’aspect parfois chaotique, mais que Nicolas Crispini, par ses cadrages, organise et structure.

Jean-Louis Marzorati / Nicolas Reynard
Nids ethniques

Ed. Hoëbecke 2006, 144 pages, fr. 65.80

En couleurs, mais également en noir et blanc, les photographies de Nicolas Reynard sont parfois vertigineuses d’émotion. Axées sur l’habitat, elles nous racontent l’histoire de ces peuples qui sur tous les continents, envers et contre tout, poursuivent un mode de vie ancestral en marge du monde occidental. " Je m’applique à réaliser une véritable iconographie, qui je l’espère, puisse faire écho à la colère de ceux qui luttent pour protéger les dernières ethnies libres. " Pour le noir et blanc, Nicolas Reynard utilise le polaroïd, ce qui donne des images qui s’altèrent immédiatement. Ainsi les tirages révèlent des taches, des rayures, des écaillures, étonnantes et très parlantes. Témoignage précieux, livre-périple, situé au croisement du regard du photographe et de la plume de Jean-Louis Marzorati.

Hans Silvester / Eric Fottorino
C’était ailleurs

Ed. La Martinière 2006, 298 pages, fr. 36.00

C’était, en effet, ailleurs, dans les années 50, à Jérusalem, à Glasgow, en Bolivie.
Des troupeaux de chèvres en Calabre, des cortèges de mariage en
Albanie, des vieilles voitures américaines, le monde de Hans Silvester est poétique et amusé, buriné sans être délavé.
Dans un noir et blanc impeccable, ses photos nous transportent, et du coup, on ne sait plus très bien où l’on est. C’était ailleurs, c’est ici, c’était avant, c’est maintenant…

Mark Crick
La Soupe de Kafka

Traduit de l’anglais
Ed. Flammarion 2006, 118 pages, fr. 23.20

Il a fallu plusieurs traducteurs pour arriver au bout de ce micmac littéraire ! Voici 16
recettes racontées " à la manière de ". Vous avez donc dans un seul livre des recettes de cuisine diverses et variées et des pastiches de grands auteurs, de Borges à Woolf, d’Homère à Calvino, en passant par Austen puis par Proust…
Autant dire que c’est un objet totalement
lisible mais non identifié… mettez-y votre nez, vous en sortirez amusés et inspirés !


Christophe Blain
Carnet de Lettonie

Ed. Casterman,
96 pages, fr. 30.20

"Je veux faire un carnet contemplatif. Qu’avec des dessins. Sans un mot."
Voilà l’idée de départ de Christophe Blain au début du projet. Et à première vue, il a composé un carnet de voyage, mais en s’y plongeant, son coup de crayon de bédéiste se mêle malicieusement à de superbes paysages griffonnés en route. Ce doux mélange propose ainsi une photographie de la Lettonie d’aujourd’hui. Entre passé et avenir, les Lettons "sont des champions de la chorale, du chœur, du chant. J’ai l’impression que tous chantent."

Nicolas Hulot
La Terre en partage

Ed. de La Martinière,
392 pages, fr. 45.00

Un "éloge de la biodiversité" (comme l’indique le sous-titre) absolument fascinant!
Un livre qui célèbre la beauté de la terre et nous incite plus que jamais à la préserver en décrivant huit écosystèmes dans leur spécificité et leur complexité. Des photos magnifiques accompagnées de textes explicatifs nous montrent la terre comme elle est, même dans les plus petits recoins. Un plaisir pour les yeux, qui nous fait réfléchir en même temps.

Ben Schott
Les miscellanées de Mr. Schott

Traduit de l’anglais
Ed. Allia, 160 pages, fr. 28.20

On peut lire dans le Robert sous MISCELLANÉES : "mélanges scientifiques ou littéraires". À la rédaction de cette définition, l’équipe du Robert n’avait pas soupçonné l’existence de Ben Schott!
Ces miscellanées-ci vont des 12 travaux d’Hercule aux gagnants de l’Eurovision depuis 1956, en passant par la façon de nouer un sari ou un nœud papillon… Sont présents aussi les noms des couches atmosphériques et des nuages, quelques insultes shakespeariennes et autres Danois célèbres…
Autant de questions que vous ne vous étiez peut-être pas encore posées, mais auxquelles vous serez ravis de trouver une réponse.
À mettre entre toutes les mains!

Siegfried
Zigzag

Ed. du Seuil,
240 pages, fr. 63.00

Voici un ouvrage éclatant de simplicité. Siegfried, musicien, photographe et cinéaste s’est promené aux quatre coins du globe et semble avoir croisé tous les types d’humanité : les regards noirs des enfants de Calcutta, les sourires édentés d’hommes burinés par le soleil du Maroc, les carrefours fourmillants des rues de Tokyo, le spectacle tragique de la pauvreté et de la faim en Somalie, la poésie des rues de Paris, la blancheur de la Grèce…
Dans un noir-blanc impeccable et intense, ce livre est comme un échantillon de toute la souffrance et la beauté de notre monde.

Sylef
Les carnets d’un marin: voyages imaginaires sur
des bateaux extraordinaires

Ed. Glénat,
144 pages, fr. 61.10

Sylef, peintre fasciné par les bateaux, nous offre ici une fabuleuse galerie de portraits et d’aventures : rencontres, naufrages, échouages, hommes sages et colériques, ports, escales, tout est sujet à imagination.
Mais les personnages principaux de l’épopée contée par ce marin anonyme sont bien sûr les bateaux, qui sont autant de personnages vivants, autant d’individus pourrait-on dire…
Par ses peintures magnifiques, Sylef nous emmène, rêveurs, dans un périple visuel et narratif envoûtant. Une réussite originale.

Gilles Tordjeman
Rwanda nziza

Ed. Sepia/Urukundo,
304 pages, fr. 93.60

Voici pour une fois un livre sur le Rwanda qui par sa gaieté et sa beauté contraste avec ce qu’on a coutume de voir sur ce pays. Sans oublier la guerre et ses effets, Gilles Tordjeman, par ses photos aux couleurs magnifiques où dominent le vert et l’ocre, nous transporte à l’autre bout du monde. Offerts en trois langues (rwandais, français et anglais), de courts textes poétiques et informatifs complètent l’ouvrage.

Jean-Christophe Victor (dir.)
Le dessous des cartes:
Atlas géopolitique

Ed. Arte/Tallandier,
252 pages, fr. 38.90

Ce livre est la continuation naturelle de l’excellente émission télévisée "Le dessous des cartes" diffusée par Arte.
La première partie de l’atlas parcourt les continents pour un état des lieux. La deuxième partie nous fait découvrir les "logiques de guerre" et "un développement peu durable" qui forgent déjà notre avenir.
Le choix des auteurs est forcément partiel et partial. Pas question d’être exhaustif, bien sûr; plutôt de donner des pistes, de créer aussi des surprises, d’éveiller la curiosité, d’affûter l’attention ou la méfiance dans notre lecture des enjeux géopolitiques du monde.
Nombreux sont ceux qui, regardant l’émission, regrettent de ne pouvoir tout retenir. Pour ceux-là, voici enfin l’occasion de revenir sous les cartes… Quant aux autres précipitez-vous sur cet extraordinaire outil de compréhension du monde, qui nous invite, comme le dit l’auteur, non pas "à donner toutes les réponses, mais à se poser au moins les bonnes questions".